Fleuve noir, coll. Territoires
Genre : post-apo, horreur
Pourquoi ce livre ? Pour la Masse Critique de Babelio.
RESUME :
Je m'appelle Allison Hewitt.
Ceci est mon blog et peut-être le tout dernier témoignage. Les Infectés nous ont encerclés, ils sont de plus en plus nombreux. Quelques survivants m'accompagnent. Nous voulons rejoindre Liberty Village, un havre de paix pour les derniers hommes. S'il existe vraiment.
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MON AVIS :
Je ne sais pas pourquoi, en ce moment, je n'arrête pas de tomber sur des histoires de zombies. Non que ça me déplaise, je suis plutôt cliente de la chose, mais je ne suis pas loin de l'overdose. Et pourtant, Un blog trop mortel est passé comme une lettre à la poste.
Le postulat de base n'a pourtant rien d'original, si ce n'est la courte introduction/mise en situation un siècle après les fait (on a retrouvé les archives d'un blog que l'on propose à un éditeur) : une jeune fille se retrouve enfermée avec quelques personnes et lutte contre les zombies. Que du « banal » quoi. Et pourtant...
C'est qu'Un blog trop mortel est un roman à l'action bien dosée, avec ce qu'il faut de romance et de
drames pour maintenir éveillée l'attention, et de passage de folie douce pour réveiller les envies de gore. Mais, surtout, c'est un livre centré sur une héroïne forte, intelligente, une meneuse
même, qui reste pourtant « normale », sans que ses caractéristiques ne soient outrancièrement masculinisées OU féminisées. Si Allison avait été un homme, on n'aurait pas dû changer
grand chose à l'histoire (peut-être l'identité de son amoureux, et encore, je ne sais pas si ça aurait vraiment été une gêne). Et c'est ça que je recherche en fait, surtout en jeunesse : un
roman où le héros n'est pas sexué outrancièrement et s'en sort grâce à ses qualités intrinsèques et non grâce aux qualités attribuées à son sexe. C'est tout bête, mais Madeleine Roux y est
arrivée sans problème.
Sans oublier qu'en plus ce livre semble répondre d'une manière discrète mais efficace à une réflexion que
j'avais faite suite à ma lecture de Delirium : nous avons ici un personnage secondaire homosexuel, sans qu'il n'y ait encore une fois de longs discours sur le sujet, à part une
réflexion sur la maternité qui m'a plutôt plu. Bon, ça ne reste qu'un personnage secondaire, mais c'est déjà beaucoup plus que ce que j'ai pu lire récemment dans le genre...
Donc voici un livre offrant de l'action appréciable qui ne repose pas sur un fond dépréciable. Pas un chef
d’œuvre, pas même un roman particulièrement marquant, mais un sacrément bon moment à passer, et c'est déjà pas mal je trouve. En tout cas, je me suis bien amusée en le lisant, et comme il se
dévore en un tournemain, je n'ai pas eu le temps de le trouver long.
Au final, Un blog trop mortel est plus réussi que sa couverture (pardon, je n'arrive vraiment pas à m'y faire). C'est un petit livre sympa, pas prise de tête, qui se savoure comme un film de série B qui se prend parfois trop au sérieux mais qui dose correctement ses effets. Un petit plaisir à ne pas bouder.
* * * (*)
PETIT COUP DE GUEULE :
J'ai reçu ce livre via Babelio mais je n'ai pu m'empêcher de zieuter son prix en libraire (chez Club, pour être précise, une petite chaîne belge de librairies) et je dois dire avoir été surprise et dégoutée par celui fixé par Dilibel (si je ne m'abuse), son distributeur en Belgique : 19€40, au lieu des 16€90 en France ou dans les grandes surfaces comme Carrefour (qui pratique quasiment toujours les prix français). Ce n'est pas la première fois que je constate une si grosse différence entre les prix belges et français (cf Simon's Cat qui coûte plus de 2€ en plus en Belgique qu'en France). Du coup, j'ai fait attention, et il me semble bien avoir constaté que les romans qui coûtent plus cher en Belgique sont la plupart du temps ceux de ce distributeur (si je le sais, c'est que le nom de celui-ci est indiqué sur les étiquettes mentionnant le prix plus élevé, repris sur l'étiquette du magasin après, alors que les livres au prix « normal », càd celui indiqué directement sur la couverture, ne portent pas d'étiquette mentionnant le nom de ce distributeur). Après tout, ceux de plus petites maisons d'édition arrivés par d'autres distributeurs (comme celui de L'Atalante chez qui j'ai commandé plusieurs romans récemment) ne m'ont jamais couté plus que leur prix français. Du coup, je me demande ce qui peux justifier une différence de 2€50 (!!!) à 20 km de la frontière française (et même plus loin en fait) à une époque où il faut lutter contre la concurrence d'internet. J'ai comme l'impression que je vais commencer un petit boycott des livres qui coûtent plus cher en Belgique qu'en France, et aller simplement me fournir de l'autre côté de la frontière pour ça. C'est peut-être mal de ma part, mais zut quoi aussi, je pense dépenser déjà assez comme ça en budget livre sans en plus avoir à être pénalisée parce que je n'habite pas dans le pays de Sarko (serait-ce une sorte de compensation financière à payer pour ne pas avoir à vivre sous le « règne » du monsieur?).
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