Non encore publié
Genre: essai
Pourquoi ce livre? Parce que j'ai beaucoup apprécié les billets que Jérémy a publiés sur son blog à partir de son mémoire sur Philip K. Dick.
SUR LE MEMOIRE
Passionné par Philip K. Dick, Jérémy Zucchi a centré son travail de fin d'étude sur l'auteur et les adaptations cinématographiques (revendiquées, « libres » ou apparentées) de ses livres, en adoptant une optique nouvelle pour aborder ce corpus: une lecture baroque de celui-ci.
Cette relecture de l'œuvre dickienne et de ses adaptations permet de voir ces films sous un angle nouveau et leur apporte une profondeur intéressante qui dénote d'un travail de réflexion plus important qu'il n'y paraît au départ. J'ai particulièrement aimé l'interprétation que Jérémy a faite de la trilogie Matrix, en particulier du dernier film. En effet, il y questionne la réalité du monde « hors-Matrice » en le mettant en fait sur le même plan que celui de la Matrice-même: et si le monde réel pour lequel Néo se bat n'était qu'une création d'un architecte non pas forcément divin mais artificiel? Jolie relecture de la trilogie qui lui donne une dimension nouvelle et qui me donne envie de la revoir du coup.
Plus concrètement, Jérémy revisite le répertoire des adaptations dickiennes en l'élargissant d'œuvres apparentées, directement ou indirectement inspirées de l'auteur: Abre los Ojos, Avalon, Existenz, The Truman Show ou encore Dark City. Il analyse l'ensemble de ce corpus en abordant certaines thématiques liées au Baroque et à la conception-même du cinéma. Il questionne au final la notion même de science-fiction grâce à la manière dont Dick a secoué ce genre.
« Dans l'œuvre de Philip K. Dick, la science-fiction ne se réduit pas à la science, donc n’exclue pas la métaphysique et la foi. L’écrivain brise le postulat de la science-fiction, ses romans et ses nouvelles devenant incohérents selon les canons du genre. Indéterminée, l'œuvre laisse le lecteur tiraillé entre la gravitation et l’envol, mais aussi entre le présent qui nous cloue au sol et un futur qui ne nous emportera peut-être pas vers les étoiles, mais vers notre passé, nos ténèbres dont nous n’avons jamais émergés. » (p. 180)
Ce travail est en fait parsemé d'interrogations qui apportent une dimension nouvelle à des œuvres comme The Truman Show, Avalon ou Substance Mort, que j'appréciais déjà auparavant mais qui sont sorties enrichies de cette lecture.
SUR LE BLOG
Mais pourquoi vous parler d'un travail qui n'est pas (encore) publié et que vous ne pouvez donc pas lire? Parce que Jérémy a adapté de nombreux passages de son mémoire sous forme de billets clairs et compréhensibles qu'il a publiés sur son blog. Je reprends ici la table des matières de ces articles:
Alors en attendant un support papier reprenant les théories intéressantes du monsieur, n'hésitez pas à aller consulter les articles dickiens (et autres ^_^) de son blog.
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