Réalisateur : Terry Gilliam
Pays : UK/Canada
Durée : 122 minutes
Genre : Fantastique, conte, aventure
Acteurs : Heath Ledger, Christopher Plummer, Lily Cole
RESUME :
Avec sa troupe de théâtre ambulant, " L'Imaginarium ", le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes...
MON AVIS :
Avec Terry Gilliam, on est souvent soit dans le glauque tendance délirant, soit dans l’onirique tendance …délirant. Et je dois dire que même si j’aime son côté sombre (avec 12 Monkeys et Tideland par exemple), j’ai un peu plus de mal avec son univers « de drogué » (je n’ai pas aimé Las Vegas Parano) et préfère quand même son côté grand enfant déjanté (des barons aux bandits). Du coup, L’imaginarium m’a plu parce qu’il a su allier cette noirceur pas trop envahissante mais toujours présente à un univers foisonnant proche de celui des contes de fées.
Ce qui est beau avec Gilliam, c’est qu’il a les moyens de ses délires. Je ne peux pas vous dire tout l’amour que j’ai éprouvé pour la « Parnassusmobile », incroyable dans sa mécanique et ses décors, ou tout l’attachement que j’ai ressenti pour ces personnages qui aiment se déguiser avec des tenues délirantes aux finitions absolument incroyables. Ca doit être ça, en fait, que j’ai le plus aimé dans ce film : ce sens du détail qui lui donne cette allure magique. Gosse, je pouvais passer des heures à m’inventer des histoires devant des images remplies de petits détails, et j’ai l’impression que Gilliam a dû être ainsi lui aussi en voyant l’univers auquel il donne vie ici.
Pour autant, L’Imaginarium n’est pas dénué de défauts. Certains passages sont tirés en longueur alors que le réalisateur aurait mieux fait de s’attarder à la place sur certains personnages (comme celui d’Anton qui, bien qu’il semble être le pendant positif de Tony, n’a pas droit à autant d’attention que lui – quoi, suis-je la seule à penser qu’Anton et Tony ne sont que deux versants d’une seule et même personne ? Ben oui, Anthony quoi!). Pour finir, Gilliam s’attarde un peu trop sur quelques délires déconstruits qui m’ont fait penser à ces moments étranges qui peuplent les comédies musicales des années 50-60, lors du morceau final de danse où le héros du film se retrouve dans une sorte de rêve surréaliste.
Le tout baigne dans une ambiance de douce folie qui m’a séduite, même si elle n’a pas su complètement m’emporter.
Au final, L’imaginarium du Dr Parnassus est un vrai régal pour les yeux, même s’il lui manque un peu d’âme pour devenir un film parfait. Un petit bijou d’esthétisme presque
baroque.
* * * *

PS : Petites question aux spécialistes des francs-maçons (je sais qu’il y en a au moins un mais je ne sais pas s’il a déjà vu ce film) : sauriez-vous pourquoi les références visuelles aux francs-maçons abondent dans ce film (la pyramide, les damiers, …) ?
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