Mardi 5 juillet 2011 2 05 /07 /Juil /2011 20:15

 

L'Atalante, coll. La dentelle du cygne

Genre : science-fiction, space-opéra, presque fantasy

Pourquoi ce livre ? Parce qu'on me l'a conseillé et qu'il ne coûte pas cher (10€). Par contre, je dois bien dire que la couverture a failli me dissuader d'acheter ce livre...

 

 

deus-in-machina-scalzi-peg.jpgRESUME :

« L’heure était venue de fouetter le dieu. Le capitaine Ean Tephe entra dans la chambre divine, un coffret en filigrane laqué dans les mains. Il découvrit un acolyte qui perdait son sang et le dieu à plat ventre sur son disque de fer, les chaînes tendues à bloc. La bouche écrasée contre le métal, le dieu ricanait en se passant la langue sur ses lèvres rougies. Un prêtre se tenait au-dessus de lui, à l’extérieur du cercle de confinement. Deux autres acolytes étaient adossés à la paroi, terrifiés. »

Voici le dieu dans la machine. Vous pouvez dire vos prières…

 

 

MON AVIS :

Deus in Machina est mon premier livre de Scalzi. Comme j'hésitais à lire Le Vieil Homme et la Guerre (l'élément « guerre » du titre ne me donnant pas trop envie, malgré tout le bien que j'entends à propos de ce roman), je me suis dit qu'une histoire de 140 pages serait un bon moyen de voir si l'auteur me plaisait. Et je suis ressortie très perplexe de cette première rencontre.

 

D'un côté, le fond du roman est plutôt étonnant et même propice à créer ce vertige que les lecteurs de science-fiction recherchent pour la plupart (si pas tous) dans un livre du genre. Cette impression d'être face à une histoire qui nous explose les neurones et nous emmène ailleurs, une histoire qui nous marquera définitivement. Deus in machina arrive à faire naître ce vertige avec ce développement improbable mais perturbant de l'avenir et de l'implication de dieux dans celui-ci. De ce côté-là, c'est plutôt réussi, je dois dire avoir été marquée par ce récit qui ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire jusqu'à présent. 

 

De l'autre côté, cet émerveillement a quand même eu du mal à naître chez moi à cause d'un élément qui m'a sacrément freinée et qui m'a rendu la lecture de ce livre plutôt pénible : l'écriture, et surtout la construction du récit. L'appréciation de l'écriture est un élément complètement subjectif, je peux juste vous dire qu'elle m'a parue trop hachée et chaotique pour me plaire, à vous de voir si le style vous convient. La construction du récit est peut-être une base un peu plus « critiquable », dans le sens que je peux avancer des arguments compréhensibles et/ou vérifiables pour expliquer pourquoi elle ne m'a pas convaincue. C'est que cette histoire m'a donné l'impression d'être trop confuse. L'auteur s'attarde à détailler des scènes qui ne sont pas nécessaires quand, ailleurs, il peine parfois à nous expliquer ce qui se passe lors des moments d'actions demandant pourtant une description raisonnée et logique afin de pouvoir comprendre ce qui se passe. De cela a résulté pour moi une impression de ne pas réussir à visualiser le récit (ni à rentrer dedans), et parfois même un besoin de relire certains passages parce que je ne comprenais pas pourquoi un personnage était arrivé là où il (en) était (sans pour autant comprendre mieux en relisant). Mais, surtout, j'ai trouvé la gestion des ellipses temporelles hasardeuse, certaines sont trop longues, d'autres malvenues, placées à des instants stratégiques qui auraient dus être développés selon moi car le fait de les occulter n'apporte rien au récit, que du contraire.

 

Du coup, j'ai peiné à m'accrocher à une histoire pourtant riche et qui mérite d'être racontée. Et c'est vraiment dommage. Mais ça m'a complètement gâché ma lecture du roman, et si j'en retiendrai le sujet audacieux et original, je passerai mon tour en ce qui concerne cet auteur.

 

Au final, Deus in Machina est un roman à l'histoire absolument incroyable, cependant desservie par une écriture qui risque de ne pas plaire mais, surtout, par une construction de récit qui m'a semblé trop confuse et brouillonne.

 

Summer Star Wars V

 

* * (*)


CITRIQ

Publié dans : Les livres SF, fantasy et fantastiques - Communauté : Interlignes
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Charles NODIER

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