Belfond/Pocket SF
Genre : heroic fantasy
Pourquoi ce livre? Parce que Tolkien (je crois que ça résume assez bien).
RESUME :
Des milliers d'années avant Le Seigneur des Anneaux, la Terre du Milieu est en proie aux luttes entre Morgoth, le premier Seigneur Ténébreux, et les Elfes, alliés aux Hommes. C'est contre Turin et Niënor, les enfants de Hurin, que Morgoth va lancer une terrible malédiction, les contraignant à une vie malheureuse et errante, pour se venger du héros qui a osé le défier.
Les Enfants de Hurin, œuvre entreprise par Tolkien au cours de la Première Guerre mondiale, s'adresse aux lecteurs du Seigneur des Anneaux, qui retrouveront le souffle de ce roman dans l'histoire de Turin, héros humain qui cherche sa place parmi les Elfes et les Hommes dans un monde en guerre trompé par le destin, il lutte de manière spectaculaire et tragique contre Morgoth, nous faisant découvrir un passé méconnu de la Terre du Milieu.
MON AVIS :
Je ne suis pas une spécialiste de Tolkien. J’ai lu et adoré « Le Seigneur
des Anneaux », qui est et restera un de mes livres préférés. J’ai essayé ensuite « Le Simarillion », mais j’ai vite abandonné et j’avoue ne plus avoir lu cet auteur
depuis.
Quand j’ai trouvé ce livre sur le présentoir de la bibliothèque, je me suis dit qu’il était vraiment temps de retenter Tolkien (surtout que je venais de m’acheter « Bilbo le
Hobbit », que je n’ai jamais lu parce que ma version du « Seigneur des Anneaux » contient un résumé très complet de ce livre).
Ouaip.
Bon, sincèrement, je me suis ennuyée pendant tout le livre. L’introduction par le fils de Tolkien est tout bonnement illisible (comment est-il possible d’écrire quelque chose d’aussi rébarbatif ?). Ca s’améliore un peu quand on commence l’histoire, mais on se retrouve assailli par des détails généalogiques soporifiques et assez incompréhensibles qui plus est. Si vous me demandez de vous raconter les trois premiers chapitres, je saurais seulement vous dire qu’Húrin se marie, a deux enfants puis part se battre contre Morgoth qui lui réserve un sort très pervers (qui est en fait la seule idée que j’ai « aimée » dans ce livre). C’est tout, je n’ai rien compris et/ou retenu d’autre.
L’histoire devient ensuite plus lisible, Tolkien abandonnant petit à petit les lourds détails inutiles pour se concentrer enfin sur le récit. Cependant, je n’ai pas accroché à celui-ci. Les mots de Tolkien ont glissé sur moi sans que je n’arrive à les attraper et j’ai fini ce livre sans réellement avoir pu m’y impliquer.
En bref, « Les enfants de Húrin » nous offre un petit récit dispensable et rébarbatif qui intéressera surtout les fans purs et durs de Tolkien, les inconditionnels qui ont dû dévorer tous ses autres écrits.
RESTONS OBJECTIFS :
Le style de Tolkien est lourd. Cependant, dans « Le Seigneur des Anneaux », je le trouvais encore élégant. Je ne sais pas à quel stade en était arrivé Tolkien dans l’écriture de cette histoire mais, dans « Les enfants de Húrin », je l’ai trouvé surtout « brouillon ». Ca m'a fait penser à ces phrases que l’on jette en vitesse sur papier en se disant qu’on retravaillera les tournures et que l’on supprimera les répétitions après coup. A un moment du récit, j’ai commencé à réaliser que l’auteur (ou le traducteur, je ne sais pas qui est le responsable) utilisait « mais » et quelques autres conjonctions de coordination très basiques à presque tous les débuts de phrases. Quand on s’en rend compte, c'est foutu. C’est comme pour les tics langagiers, on ne voit plus que ça. Ca m’a agacée pendant une bonne partie du livre. Pour exemple, voici tous les débuts des phrases d’un passage entre les pages 238 et 239 – pris au hasard, promis : « Mais Brandir … [dialogue]. Et il leva… Mais les gens… Et Túrin… Mais lorsque fut… Et il songea… Aussi il se leva… Mais comme il l’invoquait… Et Mablung le héla… [dialogues] ».
C’est tout le temps comme ça… Je dois dire que, même s’il copie ainsi un peu le style d’anciens textes épiques, je m’attendais quand même à mieux de la part de cet auteur.
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