J'ai Lu SF
Genre:science-fiction, space-opéra
Pourquoi ce livre? Pour avoir un peu plus d'éléments en main pour comprendre le film.
RESUME:
Le vaisseau Explorateur 1 est en route vers
Saturne. A son bord, deux astronautes et le plus puissant ordinateur jamais conçu, Carl 9000.
Cinq ans plus tôt, un étrange monolithe noir a été découvert sur la Lune. La première preuve d'une existence extraterrestre. Et bien longtemps avant, à l'aube de l'humanité, un objet similaire
s'était posé sur Terre et avait parlé aux premiers hommes.
Un nouveau signe de cette présence a été détecté aux abords de Saturne. Que sont ces mystérieuses sentinelles ? Quel message doivent-elles délivrer ?
Nous sommes en 2001. L'humanité a rendez-vous avec la porte des étoiles, aux confins du cosmos...
MON AVIS:
2001a marqué ma seconde incursion dans l'univers de Clarke. Et encore une fois, j'en suis sortie en pensant « c'est sympa, mais sans plus ».
Sympa parce que l'histoire est bien construite, même si longuette dans la première partie sur les hommes préhistoriques (je n'ai pas du tout accroché à ces trente premières pages, même si elles rentrent bien dans l'histoire)(mais bon, c'est pareil pour le film alors...). Clarke introduit dans son récit un truc qui m'amuse toujours beaucoup, les « gadgets » (toutes ces petites inventions qui vous implantent efficacement dans l'ambiance futuriste de l'histoire). Ici, on peut même dire qu'il a été d'une belle clairvoyance (au sens terre-à-terre du terme) car sur deux pages, il évoque un système de lecture électronique qui tient diablement de l'e-book ainsi que ce qu'on pourrait assimiler tout simplement à notre internet. Et de conclure très joliment la présentation de son journal électronique en disant:
« Il était difficile d'imaginer que le système pût être modifié ou amélioré. Pourtant, songea Floyd, tôt ou tard il disparaîtrait pour être remplacé par quelque chose qui renverrait les miniblocs au rang des presses de Gutenberg. » (p. 47) Moi, ça, j'adore je dois dire (mais mettez-moi un peu de technoblabla et je suis aux anges, donc...).
Mais sans plus, parce que plein de fois, on frôle le vertige sans y arriver. Je ne sais pas si c'est parce que Clarke n'approfondit pas les idées qui mériteraient de l'être (comme cette civilisation qui est devenue tellement avancée qu'elle s'est purement et simplement dématérialisée et peut voyager dans l'univers) ou qu'il n'aborde simplement pas les bons thèmes (la fin est un poil trop religieuse pour me contenter), mais je suis sortie de ce livre en me disant: « ouaip, bon, d'accord, mais c'est tout? ». Et ça, ce n'est pas bon signe en général quand je sors d'un roman de SF...
A noter qu'ici, j'ai surtout accroché à la partie sur la révolte de l'I.A. (qui s'appelle ici CARL), alors que j'aime autant celle-là que celle de la lune dans le film. Mais c'est que CARL est juste savoureux par écrit. J'aime beaucoup les dialogues homme machine, dont voici mes deux extraits préférés:
« Je m'en voudrais d'insister Dave, mais je suis incapable de la moindre erreur. » (p. 116)
« Les harmoniques de ta voix, Dave, m'indiquent que tu es sous l'effet d'un trouble grave. Pourquoi ne prends-tu pas un calmant pour dormir un peu? » (p. 124)(Whoua, ça c'est beau, je voudrais avoir l'occasion de la ressortir celle-là, c'est tellement posé que ça ferait une insulte superbe.)
Alors, lire le livre ou ne pas lire le livre? Eh bien moi je dirais que oui. Plusieurs personnes m'ont dit que la fin du film de Kubrick demandait une interprétation personnelle. Et je dois dire que, de mon côté, je l'ai toujours trouvé prétentieuse, même si belle. Jusqu'à ce que je lise ce qu'elle signifiait vraiment dans le livre. Et là, elle est devenu soudainement beaucoup (beaucoup) plus intéressante. Alors on me dira ce qu'on voudra, à mes yeux, la fin du livre explique EXACTEMENT la fin du film. Du coup, je me suis sentie moins bête en le regardant. Et donc, rien que pour ça, oui, ça vaut vraiment la peine de lire ce livre. Vous serez d'accord ou pas avec moi (et je sens que ce sera le « pas » qui va l'emporter, comme pour changer), je n'en penserai pas moins, parce que ça a changé ma vision du film, et en mieux, donc ce livre a apporté un réel plus en ce qui me concerne.
Au final, 2001: L'odyssée de l'espace est un livre sympa qui vaut surtout pour la lumière qu'il apporte sur le sens du film de Kubrick.
* * * (*)
Autre livre de l'auteur sur ce blog:
LE MOMENT C.L.A.P.:
Lu en (grande) partie dans un parc près de chez moi avec un sublime album de A Silver Mount Zion dans les oreilles (je vous en parle bientôt). Parce
que des fois il m'arrive de sortir de chez moi (même si c'est tellement rare que ça doit bien être mon premier parc clapesque depuis le début de l'histoire du C.L.A.P. en janvier dernier...)(en
même temps, je ne suis pas très parcs non plus)(la nature et moi, on a du mal à s'entendre, il faut encore qu'elle comprenne qu'elle doit arrêter de m'attaquer à coup de bestioles)(c'est pas
gagné d'avance)(bref).
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