Samedi 21 novembre 2009

Publié dans : Les livres SF, fantasy et fantastiques


Tristram

Genre: thriller psychologique

Pourquoi ce livre? Parce que j'avais envie de lire cet auteur sans savoir par quoi commencer. Ce livre semblait être là, lors de mon passage à la Fnac de Bruxelles, comme la réponse à ma question.



RESUME:

Pangbourne Village est un enclos résidentiel de luxe près de Londres, où une dizaine de familles aisées — directeurs généraux, financiers, magnats de la télé — vivent en parfaites harmonie et sécurité. Jusqu’au jour où l’on découvre que tous les enfants viennent d’être kidnappés et leurs parents sauvagement massacrés.
Deux mois après les faits, les enlèvements ne sont toujours pas revendiqués. Les enquêteurs sont dans l’impasse. Impuissants, ils se repassent avec effarement la vidéo tournée sur la scène du crime. La froideur méticuleuse des assassinats ajoute à l’impression d’être en présence d’une tuerie hors-norme.
La police décide de faire appel à un psychiatre, le docteur Richard Greville, pour reprendre l’enquête.
Dans ce bref roman magistral — qui rappelle le formidable auteur de nouvelles qu’il est par ailleurs — J.G. Ballard explore les conséquences extrêmes de la logique ultra-sécuritaire.



MON AVIS:

Sauvagerie, qui est plutôt une longue nouvelle qu'un court roman, est une histoire prévisible tout en restant intrigante et prenante. Bien que l'on devine rapidement qui a fait le coup et pourquoi, la description de l'évolution des sentiments du/des coupable(s) est très bien construite et pose une question de société des plus intéressantes (que malheureusement je ne pourrais pas mettre en avant ici pour ne pas dévoiler la résolution de l'enquête).
Je voudrais toutefois me pencher sur la petite communauté présentée ici. Elle est constituée par quelques familles aisées aussi bien financièrement que culturellement ayant décidé de vivre dans un milieu fermé et contrôlé à outrance. Ballard nous montre comment ces adultes, qui ont décidé de créer une sorte d'utopie pédagogique, ont la mainmise sur les vies de leurs enfants afin de leur donner ce qu'ils considèrent être la meilleure éducation possible. C'est dans ce « meilleur des mondes » trop « propre » et maîtrisé que va faire irruption de manière imprévisible ce massacre sauvage et ce kidnapping de masse mystérieux. Le psychologue qui aide les enquêteurs ne pourra s'empêcher de poser la question de la légitimité d'une telle manière de régir la vie de ses enfants, et nous à travers lui.

J.G. Ballard a le mérite de déjà problématiser en 1988 une dérive pédagogique qui prend une ampleur de plus en plus conséquente vingt ans après la publication de ce livre. Celle-ci revêt du coup des allures prophétiques en ce qui concerne les conséquences d'une éducation trop poussée. En effet, ne sommes-nous pas en train d'assister à la création de plus en plus marquée d'une société à deux vitesses? La culture et la formation individuelles semblent d'un côté souvent mises de côté par des parents qui laissent les ados livrés presque à eux-même, avec pour nounou la télé et internet. D'un autre, certains parents semblent, eux, vouloir contrôler de trop près les activités « épanouissantes »de leurs enfants afin de leur offrir le plus de chances possibles. Ces derniers oublient toutefois que l'individu se construit tout d'abord à travers le jeu et l'ennui, par cette capacité à s'imaginer et à se projeter soi-même dans le futur plutôt qu'à travers le regard des adultes.

 

En bref, un petit livre, certes, mais très intense et surtout glaçant. J.G. Ballard décrit, avec une froideur clinique, une « sauvagerie » qui prend parfois des allures prophétiques quant à certaines dérives de notre société recherchant l' « individu le plus performant à tout prix ».



* * * *

Communauté : Chronique de nos lectures
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Vendredi 20 novembre 2009

Publié dans : Les classements et tops 10

Toujours débordée, j'avais quand même envie de vous montrer quelque chose qui m'a bien fait rire. Je suis tombée sur ces deux vidéos qui partent du même principe (qu'auraient donnés ces monuments de la SF que sont Star Trek et The Matrix si ceux-ci avaient été tournés au temps du cinéma muet?). La première semble provenir du blog English Russia (je n'ai pas su remonter plus loin pour trouver l'origine de cette vidéo):



La seconde du blog Steam Trek (je pense):



Avouez, quand même, c'est bien foutu (et très drôle!). En tout cas, j'adore, j'en veux encore!


Bon retour vers le futur,

Cachou
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Jeudi 19 novembre 2009

Publié dans : La musique

Juste parce que je n'ai pas le temps d'écrire un vrai billet aujourd'hui mais que j'ai envie de vous faire écouter le morceau qui me trotte dans la tête depuis qu'Arte a eu la bonne idée d'en passer un petit bout après Donnie Darko (au fait, merci Arte d'avoir laisser un écran noir pour la première partie du film...)(était-ce seulement en Belgique ou y avez-vous eu droit aussi?). Trève de blablatage, pour vous le second mouvement de la 7ème symphonie de Beethoven:




Bon culturage ^_^,

Cachou

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Mercredi 18 novembre 2009

Publié dans : Les Livres jeunesse


Albin Michel, Wiz

Genre: comédie dramatique, presque autobiographie

Pourquoi ce livre? Second temps du programme de lecture concocté par ma bibliothécaire jeunesse (et dernier parce que je n'ai pas accroché au troisième livre).



RESUME:

« Vous savez ce qui arrive aux gogols sur la réserve ? On se fait tabasser. Au moins une fois par mois. Eh ouais, je fais partie du Club du Coquard du Mois... »

Le garçon qui parle ainsi est Junior, un Indien Spokane. Né tout cassé tout tordu, il accumule les handicaps : myope, maigre et premier de la classe. En vrai, Junior est drôle et assez lucide pour savoir qu'il n'aura aucun avenir s'il reste avec les siens. Il décide alors d'aller à l'école des Blancs, voir ailleurs s'il y est. Admis au prestigieux lycée de Reardan, Junior quitte la réserve. Comme il est né. En éternel optimiste.

Best-seller aux USA, ce roman " presque autobiographique " parle de mille choses sans tabou et avec un humour ravageur : l'amour, l'amitié, l'exclusion, la faim et surtout l'espoir. Romancier, nouvelliste, poète, Sherman Alexie, dont l'œuvre est publiée chez Albin Michel, capture ce qui fait de la vie une aventure universelle.



MON AVIS:

Le premier qui pleure a perdu est typiquement le style de livre que je ne lirai pas par moi-même. En entendant l'histoire de celui-ci, je me suis dit que ça allait être encore une fois un de ces arrache-cœurs culpabilisateurs et misérabilistes. Et puis j'ai lu les premières pages...

Alors oui, l'histoire se passe dans un milieu où tout est loin d'être rose (une réserve d'indiens pauvres qui tombent pour la plupart sous l'emprise plus ou moins violente de l'alcool). Oui, beaucoup des choses qui arrivent au héros sont elles aussi loin d'être roses (plusieurs morts, de nombreuses difficultés, le rejet, etc.). Et pourtant, malgré de très nombreux pincements au cœur, j'ai envie de qualifier ce roman d'optimiste, et même d'humoristique. C'est que l'auteur possède une plume incroyable, à même de saisir les choses telles qu'elles sont, sans les rendre insupportables ou, au contraire, trop drôles. Sherman Alexie a su trouver le ton juste pour témoigner de la vie en réserve tout en n'assommant pas le lecteur par des considérations pessimistes et insupportables.

En nous montrant ce jeune homme que la vie n'a pas gâté et qui, pourtant, arrive à trouver le courage de passer à travers les nombreuses épreuves qui jalonneront son adolescence, il fait avant tout preuve d'une humanité touchante et d'une vision de la vie étonnante. Son personnage (son alter-ego?) est l'un des anti-héros les plus attachants qu'il m'ait été donné de rencontrer. Et cette histoire qui, avec les mots d'un autre, aurait été une longue suite insupportable de malheurs, nous amène à sourire et à avoir envie de croire en la beauté de la vie.
Alors, à mon tour de faire passer la bonne parole: Le premier qui pleure a perdu peut décourager ou dérouter, mais ne reculez pas devant l'idée que vous vous feriez peut-être de ce livre, il vaut la peine d'être lu et vous apportera énormément.



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Communauté : Chronique de nos lectures
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Mardi 17 novembre 2009

Publié dans : (Re)Reading Harry Potter



Ca y est, voici les derniers logos de (Re)Reading Harry Potter dessinés par la toujours aussi talentueuse Petite Etoile Sadique (je suis béate d'admiration devant Fred et Georges!). Je rajoute ces logos au premier billet sur le sujet mais je les mets aussi ici, pour plus de facilité:

(vous pouvez voir le dessin original ici)

(vous pouvez voir le dessin original ici)

(vous pouvez voir le dessin original ici)

Et pour finir, je me suis un peu amusée (et me suis rendue compte qu'il manquait quand même ce pôv Harry que personne ne semble vouloir soutenir!):


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Mardi 17 novembre 2009

Publié dans : (Re)Reading Harry Potter

Ouhlà, Cachou, qu'est-ce qui se passe??? Eh bien, sachez que j'ai une maman qui m'envoie des liens vers des drôles de trucs sans que je ne comprenne toujours pourquoi. Aujourd'hui, j'ai été cordialement invitée à regarder Le Rewind du jour (émission que je ne connaissais pas mais qui me semble bien amusante) qui présente un lien très intéressant en fin de reportage, vers Le Rewind du lundi 16 novembre (la partie qui nous intéresse commence à 2 minutes 17):


Eh oui, voilà le mystère du monde des sorciers dévoilé... C'est grâce à Miss Marie Jeanne!

(si ce livre vous intrigue, allez ici)

Ne me remerciez pas pour cette information de la plus haute importance, je sais que ce billet a dû changer votre vision du monde et vous éclairez sur la manière dont Harry Potter a bien pu commencer à voir le monde des sorciers...


Cachou



Ce billet a été subventionné par:


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Lundi 16 novembre 2009

Publié dans : Les livres francophones


Les éditions namuroises, Auteur à suivre

Genre: mi-carnet de note, mi-guerre

Pourquoi ce livre? A cause de ma mère au départ. Elle m'a parlé de cet auteur qui a reçu le prix de la radio culturelle de la RTBF, la Première, cette année et le nom m'est resté en tête. Il m'est revenu quand j'ai vu le livre sur le présentoir à la bibli et je l'ai emprunté (et seulement pour ça, parce que je dois dire que je ne suis pas très fan de la couverture).



RESUME:

Un narrateur trentenaire, marié avec enfants, vient d'acquérir une maison où les travaux ne manquent pas. Mais voilà, ce "héros" n'est pas un bricoleur, ce serait même tout le contraire, ou alors bricoleur de mots et d'idées car Monsieur est écrivain... plus exactement il essaie de le devenir. Heureusement, une proposition en or est faite à la petite famille, celle d'occuper provisoirement la maison du grand-père de la jeune femme, mort peu de temps auparavant. Enfin du répit et de l'espace pour que notre héros avance dans son Œuvre! Mais écrire dans le bureau du grand-père n'est pas une mince affaire. Le vieil homme, passionné de Napoléon, a constitué année après année une bibliothèque quasiment exhaustive consacrée à l'Empereur. Il a lui-même écrit un ouvrage définitif sur son passage en Belgique. C'est dire si les lieux fleurent bon l'ordre militaire, le savoir, la rigueur. Climat on ne peut plus éloigné de l'esprit fantasque du narrateur, baignant plutôt dans l'univers de Rimbaud, Cendrars ou Céline. Tout cela va entraîner le jeune écrivain vers des territoires inconnus, parsemés de grognards, de marcheurs saouls, d'un cyborg et de quelques Indiens frigorifiés.

(dossier de presse de l'éditeur)



MON AVIS:

Un auteur en devenir essaie d'écrire son premier roman dans l'immense bibliothèque du grand-père de sa femme chargée de livres consacrés à Napoléon. En parallèle et de manière décalée, quelques passages sur le Grand Homme qui, conscient de son Importance, essaie de se réapproprier sa vie à travers une passion cachée et mystérieuse. Sans oublier, entre deux, quelques considérations sur les affres de l'écriture, de l'inspiration qui ne vient pas, d'une obsession naissante pour un personnage mort et d'une visite à la butte de Waterloo teintée d'un surréalisme belge très terre-à-terre. Le tout saupoudré de délires géniaux comme la présentation en pièce de théâtre « moderne » d'une rencontre entre Napoléon, Joséphine et Blücher pendant laquelle Napoléon s'écrie « Francis Huster mon amour. » avant que « les spectateurs lassés [ne] vident la salle ». Voilà à quoi ressemble cet étrange livre de Nicolas Marchal, compatriote et collègue (indirecte, je ne connais pas le Monsieur), qui a reçu le Prix Première 2009.

Encore une fois, je tombe de manière fortuite sur un livre belge déjanté et pourtant cohérent, comme seuls les auteurs de mon plat pays peuvent en pondre (j'exagère par fierté nationale, mais il faut quand même reconnaître une certaine audace narrative aux écrivains de ce côté de la frontière). Ces Conquêtes véritables est une sorte d'OVNI dans la production littéraire actuelle. Pourtant, dès les première pages, on se coule facilement dans cette douce étrangeté baignée de réflexions sur la lecture, l'écriture, les livres en général qui ne pouvaient que toucher la Lectrice Compulsive (non Anonyme) que je suis. Histoire de vous le prouver, voici quelques mots du narrateur sur LA bibliothèque de ce roman, qui fait rêver bien qu'elle ne soit habitée que de livre sur Napoléon:

« Je sais que plus tard, je veux dire plus tard quand je serai vraiment chez moi, dans ma maison, […] je sais que je n'aurai pas un bureau pareil. Ni une pareille bibliothèque. Trois pièces en enfilade avec toutes les commodités, fauteuils et table basse, petit salon pour recevoir les éditeurs, éclairages divers et déviés, armoires grimpant jusqu'au plafond et exhibant leurs livres comme un athlète fier les recoins de son torse, plan de travail si large que j'hésitais à poser mon ordinateur, au milieu? Timidement sur l'un des rebords? Prêt à s'échapper si quelqu'un soudain s'apercevait de la supercherie? Que je n'ai rien à fiche ici? »p.19

Ce petit roman de 140 pages nous emmène dans les délires littéraires et historiques d'un narrateur qui cherche encore son style et qui ne cesse de réfléchir sur le travail d'écriture, pour notre plus grand plaisir. Les intrusions des campagnes napoléoniennes sont parfois déstabilisantes, parfois ennuyantes (mais bon, n'oubliez pas que les récits de guerre(s), ce n'est vraiment pas mon truc), mais souvent intéressantes, ce qui m'a fortement surprise. Le tout, pourtant hétérogène dans le style et dans le récit, offre un livre cohérent et drôle qui se dévore en un rien de temps (moins de deux trajets Tournai-Bruxelles by train pour info).

En bref, un livre original qui ne pourra que parler aux lecteurs compulsifs que vous êtes certainement vous aussi qui passez par ici.



* * * *


PS: Pardon si je vous ai donné envie de lire ce livre, je dois vous avouer qu'il est plutôt difficile à trouver... (mais vous pouvez le trouver ici).

Communauté : Interlignes
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Dimanche 15 novembre 2009

Publié dans : Les Livres jeunesse


Gallimard, Scripto

Genre: comédie dramatique, apprentissage, adolescence

Pourquoi ce livre? Parce que quand je suis allée dans la section jeunesse de la bibli la semaine dernière, une bibliothécaire m'a concocté un programme de lecture en trois temps (comme ça, juste pour le plaisir ^_^). C'était le premier temps.



RESUME:

Miles Halter a seize ans et n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama, au pensionnat de Culver Creek.
Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C'est là aussi, qu'il rencontre Alaska. La troublante, l'insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.


Qui es-tu Alaska ? Est le roman de l'adolescence : les amitiés fortes, l'amour, la transgression, la soif de connaissance et la fondamentale quête de sens.
La vie explose dans ce livre qui fait rire, et fondre en larmes l'instant d'après et qu'on voudrait ne jamais finir.
Le premier roman d'un jeune écrivain brillant, lauréat de nombreux prix littéraires aux États-Unis et traduit en dix langues.



MON AVIS:

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en ouvrant ce livre. Et parfois, l'ignorance a du bon, on ne se construit pas trop de film, on se laisse surprendre, agréablement souvent.

Qui es-tu Alaska fait partie de ces livres de récits d'adolescence qui recèlent quelque chose, dans la juste des sentiments, dans la beauté de l'écriture, dans l'attrait du récit, qui fait que l'histoire nous interpelle, même si nous ne sommes plus ados. Au départ, pourtant, je ne pensais pas accrocher au livre à cause du personnage d'Alaska. Et puis j'ai lu ça: (Alaska possède un nombre incroyable de livres empilés dans tous les sens dans sa chambre d'internat)

« -[...] C'est vrai que tu as lu tous les livres qui sont dans ta chambre?

Elle a ri.

- Grand Dieu, non! J'ai dû en lire un tiers. Mais je compte bien les lire tous. Je les appelle la Bibliothèque de ma vie. Tous les étés, depuis que je suis toute petite, je hante les vide-greniers à la recherche de livres intéressants. Comme ça, j'ai toujours quelque chose à lire. Mais il y a tant d'autres choses qui nous attendent: les cigarettes à fumer, l'amour à faire, les balancelles à balancer. J'aurai du temps pour lire quand je serai vieille et barbante. »

C'est tout à fait ça!

Du coup, j'ai aussi été séduite par le personnage, comme le narrateur, et j'ai réussi à rentrer dans cette histoire d'internat qui ressemble à tant d'autres et qui possède pourtant une « personnalité » forte et marquante. L'auteur parsème son récit de plein de petites choses susceptibles de nous parler, comme cette histoire qui m'a beaucoup plu:

« Tout le monde sait que Karl Marx désignait la religion comme l' « opium du peuple ». […] L'espoir d'une vie meilleure est incontestablement un opium puissant. Néanmoins, une légende soufie défie la notion selon laquelle les hommes ne seraient croyants que par besoin d'opium. Rabe'a al-Adiwiyah, une grande sainte du soufisme, est surprise en train de courir dans les rues de Basra, la ville dont elle est originaire, tenant d'une main une torche et de l'autre un seau d'eau. A quelqu'un qui lui demande ce qu'elle fait, elle répond alors: « Je m'en vais verser ce seau d'eau sur les flammes de l'enfer et mettre le feu aux portes du paradis à l'aide de cette torche. Ainsi les gens n'aimeront plus Dieu par désir du paradis ou par crainte de l'enfer, mais parce qu'il est Dieu. »

En bref, un très bon livre pour ados mais pas que. Une belle découverte. Et un auteur (dont c'est le premier livre) à suivre.



* * * *

Communauté : Chronique de nos lectures
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Dimanche 15 novembre 2009

Publié dans : En salle - 2009


Réalisateur: Roland Emmerich

Pays: USA

Durée: 158 minutes

Genre: action, science-fiction

Acteurs: John Cusack, Amanda Peet, Chiwetel Ejiofor


RESUME:

Les Mayas, l'une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l'ont confirmé, les numérologues l'ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion.
La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps...
Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier, et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d'individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés...

(www.allocine.fr)






MON AVIS:

Quand on va voir un film de Roland Emmerich, il ne faut pas se leurrer, on sait ce qu'on va avoir: plein d'action et de la réflexion de pacotille. Et il faut bien l'avouer, parfois, ça fait quand même du bien ce genre de film.



On n'est pas trompé sur la marchandise avec 2012. Le scénario est fin comme une page de La Pléiade, mais les effets spéciaux, bon dieu, les effets spéciaux...



J'ai comme l'impression qu'Emmerich tient là LE film catastrophe suprême, celui qu'on ne pourra jamais surpasser question destruction massive et impressionnante. Enfin, jusqu'au prochain film de ce réalisateur. Ah, non, pardon, le prochain, c'est Fondation (zut de zut de rezut)(pour ceux qui n'avaient pas compris, les « zut » remplacent un autre mot moins poli).



Une petite mention spéciale au casting, sous-exploité malheureusement, qui recèle quelques perles, dont un acteur que je suis depuis que je l'ai découvert dans Dirty Pretty Things, Chiwetel Ejiofor. Et n'oublions pas Thandie Newton, toujours aussi élégante.



Au final, un scénario peu intéressant (voir irritant pour certains détails, comme celui du nouveau mari) pour des effets spéciaux qui en jettent! A voir seulement si vous avez aimé Le jour d'après (que j'ai quand même préféré à 2012).



* * *

Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 15 novembre 2009

Publié dans : Les séries

Scénario: Russell T. Davies & Phil Ford

Genre: science-fiction

Durée : 60 minutes

Entre la saison 4 et la saison 5

Acteurs : David Tennant, Lindsay Duncan, Gemma Chan

 



RESUME:

Le Docteur débarque seul sur Mars et se retrouve sur « Bowie Base One » où l'eau est infectée par un mal mystérieux se propageant rapidement. Cependant, la fin spectaculaire et inexplicable de la base est un de ces points fixes du temps auxquels le Docteur n'a pas le droit de toucher. Pourra-t-il ne pas intervenir?

 



MON AVIS:

C'est quand même dur, une année sans une réelle saison du Docteur... Alors l'attente se fait de plus en plus grande entre chaque épisode. Du coup, la déception est souvent au rendez-vous...




Dans cet épisode (qu'on nous promettait terrifiant mais qui est juste un peu haletant), l'action est typique, les décors un tout petit peu mieux que d'habitude, la musique, elle, beaucoup moins bien par contre (j'aurais deux mots à dire au compositeur à ce sujet d'ailleurs...) et les acteurs moyens - à l'exception de Lindsay Duncan qui est parfaite. Le tout se tient pourtant et remplit son rôle correctement.




En fait, jusqu'à la fin de cet épisode, j'aurais dit de ce Water of Mars qu'il était distrayant sans plus. Mais les 5 dernières minutes changent tout, parce qu'on sent enfin venir l'épisode « final » (argh, Noël, c'est looooin!). En tout cas, laissez-moi vous dire, le Docteur dépasse les limites et personne ne pourra l'arrêter. Enfin, quand je dis personne...




A voir le trailer du prochain épisode et sa belle surprise (qui n'en est pas une pour qui suit les infos sur le Docteur), celui-ci promet d'être grandiose.




En fait, c'est surtout cela qu'est Water of Mars: la promesse d'un final incroyable...



LE PETIT PLUS:

Dès samedi prochain commence sur la BBC One Dreamland, la version animée de Doctor Who.

 


* * * (*)


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"Après le plaisir de posséder des livres, il n'y en a guère de plus doux que d'en parler."
Charles NODIER

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